720 lunes

En juillet 2010, une fête a réuni des amis pour célébrer la lune.

Pas de différence entre les clowns et les invités ! Une fois son costume et son maquillage défini, chacun était invité à trouver sa place et son rôle dans le dispositif de la fête. Une journée n’a pas suffi pour mener à bien toutes es idées et la fête a finalement duré pas moins de trois jours et trois nuits.

La journée a commencé avec une première réunion d’amis et un concours de tartes à la crème, qui ont même touché les chauffeurs de taxi amenant des invités.

La grande pelouse devant le Moulin jaune s’est transformée pour une demi-journée en atelier de mode.

Des structures gonflables blanches géantes étaient fixées au sommet des arbres et des verres en cristal servant de photophores pendaient des arbres.

Pour rejoindre la fête qui avait lieu au bateau renversé, le chemin rouge franchissait sept portes qui reliaient entre eux autant de jardins. Dans chacun, une épreuve ou un jeu permettait de recevoir une sphère – oeuf, pomme, citron ou tomate-, de sorte qu’à la fin du parcours, les paniers bien remplis ont permis de déguster des œufs brouillés arrosés d’une bonne sangria.

De son bar perché à cinq mètres de hauteur, au plus près des étoiles, un barman ravitaillait les nouveaux arrivants.

S’il était difficile de circuler dans la maison remplie d’un brouillard dense, le sauna était lui saturé de vapeur chaude. A côté, dans le jacuzzi, un immense tonneau en bois rempli à ras bord, des amis vêtus de manteaux de fourrure et tous droits sortis des films de Fellini, se concentraient sur des jeux d’équilibre.

Enfermées dans une tente transparente, des milliers de balles tourbillonnaient par la force d’un ventilateur pour la plus grande joie des enfants. Sur la rivière, un ponton flottant transportait des clowns et des musiciens jouant du violon avec des scies à la place des archets.

Les jardins étaient illuminés d’une lumière blanche et des centaines de bougies flottaient à la surface sombre de l’étang. Une lune lumineuse géante flottait à la cime des arbres : les habitants de Crécy qui l’ont vu de loin en parlent encore.

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